Grève de la faim et révoltes dans les prisons espagnoles

Article traduit de Hunger Strike and Revolt in Prisons in Spain en date du 19 mars 2020 ; article original en espagnol du 18 mars : Informaciones sobre la situación en las cárceles a raíz del coronavirus.

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, dans le centre pénitentiaires de Brians I, une grève de la faim a débuté il y a maintenant plusieurs jours en réaction au restrictions importantes des conditions de vie des prisonniers qui ont été appliqué dans le contexte de coronavirus, dont l’annulation des visites aux membres de la famille dans toutes les prisons de l’État, alors que les matons entrent et sortent de l’établissement sans aucune protection.

A Brians, aujourd’hui, plus d’une centaine de prisonniers sont en grève de la faim.

Aujourd’hui dans l’après-midi [communiqué du 15 mars 2010], alors que les prisonniers entraient dans la cantine et récupéraient leurs couverts, mais pas le plateau de nourriture, un groupe de matons est arrivé et leur a demandé pourquoi ils agissaient ainsi. Certains ont répondu qu’ils étaient en grève de la faim, en expliquant les raisons, et la réaction des matons a alors été de prendre à chacun leurs documents d’identité, et au moins trois d’entre ceux qui ont refusé de manger, ont été transféré en isolation. Cette action était une manière d’intimider le reste du groupe, de sorte que ceux qui sont arrivés derrière ont préféré renoncer à la grève de la faim.

Nous rappelons que dans le centre pénitentiaire de Brians I se trouvent incarcéré depuis presque deux ans, en attente de son procès, Amadeu Casellas, militant anarchiste.

Dans la prison de Wad-Ras de Barcelone, un premier cas de coronavirus a été signalé d’une femme qui a été libérée au bout de quelques jours. Les autres prisonnières ont peur d’avoir pu être contaminées, d’autant plus qu’elles ont demandé que des tests soient effectués et qu’aucune mesure n’a été prise. Hier, un groupe de personne s’est rassemblé devant la porte de la prison pour demander leur libération. Les prisonnières ont pu voir la mobilisation et ont voulu savoir ce qui pouvait être fait pour elles.

Aujourd’hui à la prison de Murcia II, les visiteur.se.s n’ont pas été autorisé.e.s à entrer ni à communiquer avec les prisonniers. Un membre du personnel de la prison, accompagné de membres de la sécurité, ont ensuite annoncé aux personnes présentes que dès l’après-midi, il ne serait plus possible de parler avec les prisonnier.e.s, même à travers les vitres en plexiglas.

Les prisonniers de Fontcalent (dans la ville d’Alicante) ont protesté ce dimanche en allumant un feu dans la cour, contre l’absence d’information et de mesures de protection prises contre le coronavirus. 12 prisonniers ont été placés en quarantaine, qui s’ajoute au nombre des 164 prisonniers et 51 matons isolés qui attendent le nombre officiel de tests positifs au covid-19. Le syndicats des matons ont immédiatement demandé la suspension de la communication au travers des vitres, dans toutes les prisons, ainsi que 14 jours de quarantaine obligatoires pour tous les nouveaux arrivants de la taule.

Nous appelons à rester vigilant.e.s envers la situation dans les prisons afin d’exprimer notre solidarité avec les prisonnier.e.s, et nous demandons le retrait des dossiers de sanction.

Le groupe de solidarité avec Amadeu

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